LA VIE D'UN LUTTEUR
HISTOIRE 1
HISTOIRE 2
LA VIE D'UN LUTTEUR
LES GRADES
LE DOHYO
LES KESHO-MAWASHI
LES TEGATA
RAIDEN TAMEEMON
Il y a deux manières pour devenir sumotori :

1/ On est détecté par un Sewanin (chasseur de têtes pour les beyas), pour ses qualités physiques (130 cm et 75 kg minimum).
2/ On est déjà un lutteur universitaire et l’on décide d’essayer de devenir un professionnel.

Dés l’arrivé du nouveau deshi (disciple), la beya donne à son nouveau (entre 15 et 22 ans) deux choses, un yukata (kimono léger en coton) et son shikona (nom de combat ; sauf les lutteurs étudiants qui peuvent garder leur nom civil et sont directement promus au rang de maku-shita.) et ils fréquentent, les 6 premiers mois de leur nouvelle vie, le sumo-kyoshujo (école de sumo) où des cours théoriques (anatomie, histoire, calligraphie et chants) et un entraînement physique intensif sont donnés tous les matins à 6h30.

La vie dans la beya est difficile pour les jeunes recrues, réveil à 4h du matin, nettoyage du keikoba (cercle d’entraînement) et des tatamis, puis commence le keiko (entraînement du sumo), vers 9 h arrivent les juryos et makuuchis pour leur keiko qui se termine vers 11h ( Pendant les hon-basho, les horaires sont décalés). Ensuite les sekitoris (juryos et makuuchis) se lavent, aidés par leurs tsukebitos (lutteur inférieur affecté à un sekitori) et vers midi les sekitoris et l’oyokata passe à table pour déguster un chanko-nabe(plat typique du sumo) préparé et servi par les tsukebitos qui ne prendront leur 1er repas de la journée que vers 13h, et qui doivent ensuite tout nettoyer pendant que leurs aînés hiérarchiques font la sieste. Après un peu de calme, la beya se réveille et chacun vaque à ses occupations jusqu’au repas de 8h et à 9h tout le monde va se coucher.

Il existe 6 hon-basho (tournois officiel) :

-Le Hatsu Basho se déroulant en janvier au Ryogoku Kokugikan de Tokyo
-Le Haru Basho se déroulant en mars à l’Osaka City Gymnasium d’Osaka
-Le Natsu Basho se déroulant en mai au Ryogoku Kokugikan de Tokyo
-Le Nagoya Basho se déroulant en Juillet à l’Aichi Prefectural Gymnasium de Nagoya
-L’Aki Basho se déroulant en Septembre au Ryogoku Kokugikan de Tokyo
-Le Kyushu Basho se déroulant en Novembre au Fukuoka International Center de Fukuoka

Toutes les catégories de lutteurs participent à ces tournois sans catégories de poids, les sumotoris sont classés numériquement avec une séparation de camps Est et Ouest (Est étant supérieur), le déroulement du tournoi commence par les maezumo et termine avec les Yokozuna vers 18h.

-Les maezumo (débutants) sont organisés en 2 divisions :
-les banzuke-gai (non-classés)
-les shin-deshi (nouveaux)
Ils n’ont pas de classement.

-les minarai( environs 700 lutteurs apprentis) sont organisés en 4 divisions :
-les Jyonokuchi(1er échelon)
Nombre:
Gain:env-600€/Tournois/env-850€/Yusho(1998)

-les Jyonidan(2eme échelon)
Nombre:
Gain:env-650€/Tournois/env-1700€/Yusho(1998)

-les Sandanme(3eme échelon)
Nombre:
Gain:env-730€/Tournois/env-2500€/Yusho(1998)

-les Makushita(aspirants titulaires)
Nombre:
Gain:env-1025€/Tournois/env-4300€/Yusho(1998)

Ils font 7 combats (1 combat tous les 2 jours).

-Les sékitori (lutteurs titulaires) sont organisés en 2 divisions :
-les juryo (classés de15 à 1)
Nombre:
Gain:salaire mensuel-8200€//env-17000€/Yusho(1998)

-les makuushi (division supérieure)sont encore divisés en 4:

-les hiramaku soit tous les maegashira (classés de15 à 1)
Nombre:30
Gain:salaire mensuel-10350€//env-215€/kinboshi(1998)

-les sanyaku divisés en 2:
-leskomosubi
Nombre:2 à 4
Gain:salaire mensuel-13400€//env-430€/bonus pour 11 victoires ou plus(1998)

-lessekiwake.
Nombre:2 à 4
Gain:salaire mensuel-13400€//env-430€/bonus pour 11 victoires ou plus(1998)

-les oseki
Nombre:2 à 4
Gain:salaire mensuel-18560€//env-1300€/bonus pour 11 victoires ou plus(1998)

-les yokozuna
Nombre:2 à 4
Gain:salaire mensuel-22300€//env-1710€/bonus pour 11 victoires ou plus(1998)

Ils font 15 combats.

Au fur et à mesure des différents hon-basho, dont le but premier de chaque lutteur est le kachi-koshi (avoir plus de victoires que de défaites), les sumotori progressent dans le classement de la Nihon Sumo Kyokai.

Des tani-mashi (mécène) et des kôen-kai (association de hiiki –supporters-) commencent à s’intéresser aux lutteurs et c’est lors de leurs promotions au rang de Sekitori (Lutteurs titulaires) que les mécènes leurs offres leurs premiers kesho-mawashi (Tablier de parade).

NABU DE TOULOUSE
12/07/03